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May 23, 2022 3 min read 1 Comment

En avril, découvre-toi d’un fil!

En avril, même si le dicton décommande de se découvrir d’un fil, rien de plus jouissif que la première sortie de véloen jambes! La sensation du vent frais qui chatouille la peau, mélangée à celle de la chaleur du soleil printanier a un effet des plus revigorants sur le corps et l’âme.

À la fin du mois, tout dépendant de la fonte des neiges, normalement j’ai quelques centaines de kilomètres déjà dans les pattes. Ce sont de courtes sorties à cause du froid, certes, mais nécessaires pour se reconstruire progressivement l’endurance. Comme le dit l’expression : « tout vient à point qui sait attendre » et c’est encore plus vrai pour l’ultracyclisme. En effet, non seulement cette capacité et ce désir de souffrir longtemps en selle viennent avec plusieurs saisons de pratique, mais chaque saison est un cycle de progression en soi. Après tout, rappelez-vous que le mot endurance, qui est l'aptitude à résister à la souffrance se construit à force d’endurer, verbe dont la définition est de « supporter avec patience ».

C’est donc ce qui m’amènerait au conseil suivant : ne brûlez pas d’étapes. Puisque l’ultracyclisme met beaucoup à profit le mental, il serait assurément contre-productif de s’épuiser psychologiquement dès le début de la saison en voulant rouler trop longtemps, trop vite. Ce que j’aime et qui, selon moi, est particulièrement bénéfique pour travailler sa force mentale et sa motivation à rouler de très longues heures en selle, c’est de commencer ma saison de vélo avec des sorties aufeeling. Même si je suis rarement attirée par la vitesse, il m’arrive comme tout le monde d’avoir envie de pousser la machine, mais je m’efforce au printemps de rouler sur mon mulet sans regarder ma vitesse. Je consigne bien évidemment la distance de mes sorties, à des fins statistiques, pour me comparer d’une année à l’autre, mais sans plus. En avril, c’est le moment idéal pour réapprivoiser les sensations sur deux roues en contemplant les paysages, tout en dressant la liste des événements à venir pour la saison.

Je commence donc par faire quelques sorties de 25 à 50 bornes, même si au début, je peine à trouver la motivation pour les compléter. Les deux mots d’ordre sont vraiment « progression » et « sensations ». L’idée c’est donc d’y aller graduellement en ne sacrifiant jamais le confort, même pour moi qui suis habituée aux ultradistances. Je le répète : ne pas brûler d’étapes, sinon c’est vous-même que vous allez brûler! Puis, lentement, la confiance et l’envie de prolonger les distances reviennent : je fais mon premier 100km, puis mon deuxième...

Cette année, il faut dire que mes premiers événements sont assez tôt dans le calendrier. En effet, en mai et juin je participerai à quelques brevets organisés par le Club Vélo Randonneurs du Québec (CVRQ). L’objectif du CVRQ est de faire la promotion de la randonnée à vélo sous forme de brevets (200km, 300km, 400km et 600km), dans le but de se qualifier pour la mythique course Paris-Brest-Paris, épreuve cycliste de 1200 km en maximum 90 heures, organisée tous les quatre ans, au mois d’août, en France.

Bien que je ne compte pas rouler tous les brevets dans le but de me qualifier pour l’épreuve reine, faire rayonner l’esprit de la longue distance dans la région de Québec en vaut vraiment la chandelle. Le désir de transmettre des valeurs de communauté, de partage et de dépassement de soi sur deux roues m’anime grandement. Le but est de rallier le plus de gens possible et de démocratiser la pratique de l’ultracyclisme au Québec; aucun temps de passage infranchissable. Alors si le cœur vous en dit, l’invitation est lancée!

En terminant, j’ai enfin pu tester mon nouveau bib premium Lekkla à l’extérieur : quel bonheur! Il reste si bien en place qu’on l’oublie. Aussi, avec le mercure qui remonte, j’ai eu l’occasion d’essayer quelques accessoires Lekkla, dont les gants de vélo. Ils enveloppent entièrement la main d’un soyeux lycra sur le dessus et d’un cuir synthétique coussiné aux endroits opportuns sur la paume. Vous vous faites surprendre par la pluie? Aucun problème, un ajout de motifs texturés en 3D vous assure une prise sécuritaire sur le guidon. Ils constituent donc un bel ajout à la liste des indispensables pour tenir longtemps sur le vélo, tout en évitant les contrecoups des vibrations trop souvent sous-estimées sur de très longues distances.

écrit par Geneviève Healey

Suivez-moi sur Instagram : www.instagram.com/geneeeh

Suggestion de film pour une incursion dans la Transcontinental Race, une course d’ultracyclisme en autonomie complète qui traverse l’Europe (la 8e édition aura lieu en juillet prochain) :Onboard, par Antonin Michaud-Soret.

1 Response

Robert Harmegnies
Robert Harmegnies

May 26, 2022

J’aime bien ton approche Geneviève. Trop de monde brûle les étapes, même s’ils se sont bien préparés en gymnase à faire du spinning ou what ever. Je te souhaite une excellente saison :-)

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