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July 10, 2022 4 min read

Maintenant que l’été est bel et bien commencé, en juillet on a une bonne idée de nos objectifs sportifs à venir pour la saison. C’est pourquoi, pour ce troisième billet, je vous propose d’aborder un aspect un peu plus technique de l’ultracyclisme, mais non moins nécessaire : la gestion et le choix du matériel. Parce qu’il est facile de s’y perdre rapidement tellement les options et les prix sont abondants, voici quelques pistes pour vous y retrouver un peu.

En gros, on pourrait dire que le choix de matériel en ultracyclisme est un constant équilibre entre minimalisme et gestion du risque. Le but est d’optimiser le chargement, en réduisant le plus possible le poids, tout en ne sacrifiant pas la disponibilité d’items et de possibilités pour gérer les impondérables. J’ai souvent l’impression de jouer à Tetris lorsque je me prépare pour rouler longtemps.

Vêtements, hygiène et chargement

Pour ce qui est des vêtements et des sacs, je dirais que c’est ici que l’écart de budget peut se creuser le plus entre les diverses options. Idéalement, on mise sur des sacs imperméables, compressibles et aérodynamiques. Pour ma part, lors d’un événement qui dépasse la vingtaine d’heures, j’ai un sac de cadre et un sac de selle type bikepacking. D’ailleurs, petit ajout bien pratique que j’ai découvert récemment et qui a changé ma vie (j’exagère à peine) : un stabilisateur de sac de marque Woho. Il suffit de rouler 1km avec un sac de selle qui ballotte pour avoir envie de le lancer au bout de ses bras, croyez-moi! Sinon, l’éventail de marques est assez vaste, mesurez bien votre cadre et votre dégagement de tige de selle pour faire un choix de sac optimal.

 Le choix des vêtements est assez sensible, puisque ce n’est pas tout le monde qui tolère également les éléments de Dame nature. Impossible de ne pas insister sur des vêtements qui ne bougent pas et dans lesquels vous êtes confortables pour très longtemps. Selon moi, les vêtements Lekkla sont d’excellents alliés, tant pour le confort que pour l’évacuation de l’humidité, en plus de demeurer en place. Pour les sorties de plus de 24h, je traîne un kit supplémentaire pour alterner chaque jour (en prime : chez Lekkla tout sèche super vite). Pour le reste, ça dépend beaucoup de la météo prévue, mais le coupe-vent et les gants sont des indispensables, peu importe. Bas, manchettes, gilet à manches longues, verres de lunettes interchangeables, cache-cou et bandeau peuvent s’avérer nécessaires lorsque la lune prend le relais du soleil. Pour ma part, je ne roule jamais sans une veste sans manche par-dessus mon maillot : en plus de me protéger du vent, elle me permet de stocker encore plus de choses. Aussi, ça semble banal à dire, mais n’oubliez pas de réfléchir à un endroit pour ranger chaque couche que vous retirez! 

 Pour ce qui est de la trousse d’hygiène, encore une fois, ça dépend de la durée de votre sortie, mais pensez à limiter le poids en optant pour des formats de voyage. Toutefois, deux items qui peuvent vous sauver beaucoup d’inconfort : je ne pars jamais sans mon bâton de crème solaire et mon mini tube de crème à chamois.

 

Mécanique et entretien du vélo

Cette catégorie est celle qui fait le plus appel à votre tolérance aux risques et elle peut s’alourdir rapidement. Choisissez minutieusement votre kit à outils et sachez l’utiliser. Je recommande la pompe manuelle plutôt que les cartouches de CO₂ et trois tubes, en plus de rustines autocollantes pour les tubes et pour les pneus (en remplacement du bon vieux truc du billet de 5 piastres plié là où le pneu est endommagé). Si je pars plusieurs jours, j’ai un flacon d’huile à chaîne, des rayons de rechange, du ruban électrique et des bandes élastiques en caoutchouc permettant de réparer / fixer bien des choses.

Sécurité, navigation et technologie

Ici, l’objectif c’est de s’orienter, d’être visible et de voir. S’il est judicieux d’analyser son itinéraire avant de partir, le choix du GPS l’est tout autant, puisque ce ne sont pas toutes les fonctions qui sont pertinentes pour tout le monde. Assurez-vous que la taille de l’écran vous convient, que son autonomie est considérable et que la gestion de la navigation est simple. En ce qui concerne la visibilité et la sécurité, j’ai ajouté une veste élastique réfléchissante et une couverture de survie à mes indispensables (en plus d’être obligatoires pour participer à beaucoup d’événements d’ultracyclisme en solo). Puis, pour les lumières, là aussi il existe une panoplie de possibilités, des lumières à batteries externes, en passant par celles qui se rechargent via un port USB, jusqu’au type dynamo, qui génère son énergie à partir de la puissance de pédalage. L’important à l’avant est d’avoir suffisamment de lumens pour voir à la noirceur totale (si tel est votre besoin) et une autonomie suffisante. Pour le feu arrière, l’idéal est d’avoir un clignotement irrégulier possible et suffisamment puissant pour être vu en plein jour. Une petite lampe frontale peut être pratique aussi, puisque vous voyez là où vous regardez, notamment pour réparer une crevaison. Je recommande aussi l’ajout d’un petit miroir amovible à l’extrémité du guidon ou, option plus dispendieuse mais géniale pour anticiper les véhicules venant de l’arrière, le radar Varia jumelé au GPS Garmin. Enfin, pour m’assurer de ne jamais être prise au dépourvu par un appareil déchargé, je traîne une batterie externe; croyez-moi, son poids en vaut la chandelle! 

Pour le reste, bien sûr, il faudra choisir ce que vous traînez comme alimentation. Si vous vous fiez davantage aux arrêts pour vous ravitailler, ne négligez jamais le fait d’avoir des collations disponibles en tout temps, ni le pouvoir d’une cachette secrète pour un ravitaillement de dernier recours. Enfin, pour ce qui est de la configuration des items dans les sacs, l’idéal est de réfléchir à la fréquence d’utilisation de chacun, de les regrouper selon leur fonction et de tester le tout. J’ai pris l’habitude de dresser des listes par sac, ce qui rend la préparation plus efficace d’une fois à l’autre. Bon paquetage! 

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Suggestion de lecture pour vous faire rêver de parcourir le monde à vélo :Histoires à dormir dehors de Jonathan B. Roy

 

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